Monsieur Calvitie

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hair 2013

Le week-end du 4 au 6 mai 2013 dernier a eu lieu le 7ème congrès mondial pour la recherche capillaire à Edimbourg en Ecosse.  250 articles en 14 chapitres résumant les différentes interventions ont été publié en ligne sur le site de la célèbre revue scientifique et en anglais: www.nature.com

(1 Pelade 2 Alopécie androgénétique 3 Alopécie cicatricielle 4 Etudes cliniques 5 Facteurs  de croissance des cheveux 6 Trouble génétique 7 Contrôle du cycle des cheveux et de la pigmentation 8 Restauration 9 Troubles psychologique 10 Cellule souche 11 Soins des cheveux 12 Regénération des tissus 13 Trichologie 14 Conférenciers)

En avril 2012 une équipe de chercheurs Japonais (Toyoshima et co) a annoncé avoir réussi à reproduire des cheveux complets sur des souris en laboratoire à partir de cellules extraites de follicules humains. Il s’agit d’une découverte interessante dans la pespective de traiter dans le future des personnes atteintes de calvitie très importante.

Pour les novices, voici une vidéo datant de mai 2011 sur le clonage des cheveux présentée par le Docteur Ken Washenik – Directeur exécutif de l’Institut Aderans Research, lors du 4ème Congrès Mondial des Recherches et Solutions contre la chute des cheveux et la calvitie. Le conférencier a présenté les dernières avancées dans le domaine du clonage capillaire.  [lire la suite]

Encore un nouvel espoir pour les hommes chauves ou en passe de le devenir puisque des chercheurs aurait isolés une molécule, la prostaglandine D2, qui serait particulièrement bien représentée dans les tissus dégarnis et empêcherait la croissance des cheveux. Des pistes de traitements sont déjà avancées, et les chercheurs espèrent que ces médicaments se retrouveront sur le marché d’ici cinq ans – 2018.

Nouvelle intéressante

.   Cette nouvelle est intéressante puisque l’alopécie androgénétique (AAG) touche 80 % de la population masculine avant l’âge de 70 ans. Pour l’heure, seul un facteur de prédisposition avait été identifié, et encore chez une minorité d’hommes chauves, et concerne une mutation sur le gène du récepteur à la testostérone.

.   Les autres causes restent encore très méconnues, et les médicaments actuellement utilisés pour traiter l’AAG ont été découverts par hasard, puisqu’ils étaient prévus contre d’autres pathologies.

Une protéine nommé PGD2 qui fait perdre les cheveux

.   Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont procédé à des analyses sur le cuir chevelu d’hommes « dégarnis ». Ils ont constaté la présence d’un taux élevé d’une protéine, la prostaglandine D2 (PGD2), dans les cellules des follicules pileux localisés dans les zones chauves, contrairement aux zones chevelues.

.   Dans cette étude, plusieurs éléments appuient l’implication de PGD2 dans la perte des cheveux, ou plus précisément dans l’inhibition de leur croissance. Dans un premier temps, des hommes chauves se sont prêtés au jeu, pour permettre aux chercheurs de comparer l’expression des gènes dans les régions encore chevelues et dans celles complètement dégarnies. Pour 81 gènes, l’activité a été notée comme étant plus importante, avec une mention toute particulière au gène favorisant la synthèse de PGD2.

Plusieurs expériences ont alors été menées

.   Plusieurs expériences ont alors été menées sur des souris de laboratoire. Des souris « transgéniques », élevées pour présenter de fort taux de cette protéine, sont devenues totalement chauves. A une autre lignée de rongeurs, les scientifiques ont transplanté des cheveux humains puis leur ont administré la PGD2 : les cheveux ont alors cessé de pousser.

.   Grâce à d’autres expériences, la prostaglandine a de nouveau fait preuve de ses capacités à empêcher la croissance capillaire. Il a également été montré chez des souris lors du cycle de croissance de follicules capillaires un pic d’expression de PGD2 au début de la phase de régression.

.   Ou encore, lorsque les chercheurs ont transplanté des follicules humains chez des souris et appliqué la molécule suspecte, les cheveux n’ont jamais poussé. Enfin, ils ont découvert que des souris génétiquement modifiées n’exprimant pas la prostaglandine au niveau de la peau présentaient exactement les mêmes symptômes que dans une alopécie humaine.

.   D’après le professeur George Cotsarelis, du service de dermatologie de l’université, qui a conduit les recherches, ces résultats montrent que « la prostaglandine est très présente dans les cuirs chevelus chauves, et qu’elle inhibe la pousse des cheveux ».

Traitement contre la calvitie : inhiber l’inhibiteur

.   L’inhibition de la pousse des cheveux a lieu quand la protéine se lie à son récepteur sur les cellules du follicule. Le but des traitements en développement est donc de bloquer le récepteur à la PGD2.  Car les scientifiques ont remarqué, dans leur étude, que PGD2 active un récepteur membranaire appelé RCPG-44 (récepteur couplé aux protéines G 44).

.   Lorsque la prostaglandine vient se fixer sur cette molécule, une cascade réactionnelle se déclenche dans la cellule et bloque la croissance du cheveu. Les chercheurs pensent donc qu’inhiber RCPG44 bloquerait l’activité de PGD2. Mais les chercheurs ne savent pas encore si ce blocage préviendrait simplement la chute des cheveux ou s’il permettrait également la repousse…

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Schéma général du fonctionnement d’un récepteur couplé aux protéines G. Ainsi, un ligand particulier, ici il s’agit bien sûr de la prostaglandine D2, va venir se fixer sur le récepteur. S’ensuit un changement de conformation spatiale de RCPG-44 qui va permettre l’activation du GDP en GTP, avant que des réactions chimiques ne s’enchaînent et n’aboutissent à l’arrêt de la croissance du cheveu. © Damien Maurel, Wikipédia, cc by sa 3.0

.   Or, ce récepteur membranaire est aussi impliqué dans d’autres pathologies, notamment dans l’asthme. Et des compagnies pharmaceutiques travaillent déjà sur la mise au point de médicaments capables de l’empêcher de fonctionner. Les essais cliniques sont engagés. Ainsi, les auteurs de l’étude espèrent pouvoir récupérer le principe actif et le détourner pour l’introduire dans une crème à appliquer sur les régions susceptibles de se dégarnir.

Futurs traitements en vue?

.   Rien ne dit en revanche qu’il sera possible de faire repousser des cheveux chez les chauves. Cependant, l’espoir est de mise puisque que ces mêmes scientifiques avaient pu montrer en 2011 que même chez les hommes atteints d’alopécie, les cellules souches folliculaires restaient intactes, PGD2 ne faisant qu’empêcher leur prolifération. En bloquant la prostaglandine, ils espèrent déclencher la multiplication cellulaire et donc la croissance capillaire.

« Ce point va être long à éclaircir« , a déclaré le Pr. Cotsarelis.

.   Les chercheurs affirment qu’il y est possible de développer de traitements qui peuvent être appliqués directement sur le cuir chevelu, sous forme de crème, pour prévenir la calvitie… et peut-être, qui sait, la guérir.

Source :

Science Translational Medicine, 21 mars 2012.

MonsieurCalvitie

La recherche sur les cellules souches avance. Des chercheurs de l’université de Caroline du sud travaillent sur une nouvelle forme de traitement pour soigner l’alopécie androgénétique. Pour y arriver, ils se basent sur l’étude des fourrures animales. Leur travaux décrypte comment ceux ci se débarassent de leur manteau d’hiver au printemps. 

Alopécie et renard quel rapport ? Alopécie est un terme compliqué qui vient du grec « alopex » signifiant « renard ». C‘est en référence à la chute abondante de la fourrure de ces animaux, chaque printemps, lorsque le soleil reprend ses droits. Les anciens ont donc choisi ce vocable pour désigner la perte des cheveux. En fait, l’alopécie, appelée également calvitie, correspond au fait qu’il y ait moins de cheveux sur la tête. Le terme de calvitie correspond plus volontiers aux chutes de cheveux héréditaires : les hommes chauves de père en fils. Les alopécies, elles correspondent à un concept plus large, puisqu’elles qu’elles décrivent également la perte des cheveux diffuse, en plaque ou chez la femme, bref la perte des cheveux quelle qu’en soit la cause.

Une nouvelle recherche de l’université de californie du sud démontre que non seulement la chute des cheveux est causée par les hormones dans les follicules pileux eux-mêmes, mais aussi dans les tissus entourant les follicules. C’est similaire chez les animaux qui perdent leurs manteaux, un événement annuel déclenchée par l’organisme lui même. « Les cellules souches du follicule pileux n’expriment pas seulement les données de la cellule souche elle-même, mais interagit  également avec les données extérieurs» dit Cheng-Ming Chuong, de l’Université de Californie du Sud et principal auteur de l’étude publié mercredi (07/12/11)  lors de la réunion de l’American Society for Cell Biology à Denver. La recherche suggère que de nouveaux traitements devrait viser à changer l’envirronement des follicules pileux au lieu de ciblé simplement les follicules eux-mêmes. Ces signaux extérieurs qui sont présents chez les animaux sont absents chez l’homme. «Ce facteur folliculaire a disparu pendant l’évolution humaine», de sorte que les follicules pileux humains aujourd’hui ne sont activés que par des signaux internes, explique Chuong. Donc, pour la repousse des cheveux pour les hommes qui l’ont perdu avec l’âge, un traitement pourrait être développé qui ciblerait le tissu autour du follicule pileux pour stimuler la croissance des cheveux.

Les travaux sur les cellules souche ont beaucoup avancé en 2011, et déjà en Janvier de la même année, les chercheurs avaient constaté que le secret d’une réussite pour un traitement de l’alopecie se trouvait dans les cellules souches du cuir chevelu. Pour produire plus de cheveux, les scientifiques doivent inciter ces cellules à produire des cellules secondaires qui sont responsables de la pousse des cheveux.

Chuong a suggéré que le travail sur les cellules souches doit voir plus large. «Pour faire face à la croissance des cheveux, vous allez non seulement tenter d’aider les cellules souches [dans le follicule], mais vous pouvez également améliorer le « sol », de la même façon que si vous plantez un bulbe de tulipe dans un sol adéquat, vous développerez une plus belle chevelure », a déclaré Chuong. Le mois dernier, un article dans le Journal of Investigative Dermatology par des chercheurs de l’Université de Californie – Irvine notait que cette ligne de recherche contribue à une meilleur compréhension de la façon dont la croissance des cheveux se déclenche une fois que le follicule est dans sa « phase de repos ».

La recherche ajoute aussi du poids à l’idée que l’environnement autour du follicule pileux, plutôt que le follicule lui même, est ce qui provoque la croissance des cheveux ou sa régression, a déclaré Mikhail Geyfman, un étudiant au doctorat à l’UC Irvine et un des auteurs de l’article. «Les cellules graisseuses en dehors des follicules pileux sont également extrêmement important », a déclaré Geyfman. « Il ya un certain nombre de choses à faire autour du follicule qui affectent le follicule. »Alors qu’un bulbe est dans sa phase de repos, un certain nombre de processus sont toujours en cours, y compris le nettoyage des cellules  du cheveu  mort et la réparation de l’ADN de la cellule souche à partir duquel le cheveux pousse, selon le journal. Geyfman a déclaré que les chercheurs ont découvert cela en observant des niveaux accrus de l’activité immunitaire autour de ces follicules pileux. La compréhension de ces processus, a-t-il dit, fournira probablement une clé pour ammener ces poils à repousser.

« Je pense qu’il aura un impact énorme sur les traitements de la calvitie, ainsi que le regard et le diagnostique que portent les médecins sur les traitements capillaires. Ils pourront commencer par regarder la graisse du cuir chevelu », at-il dit.

http://www.myhealthnewsdaily.com/1986-baldness-treatments-mimic-animals-winter-coats.html


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